causses 

Les causses, imposants plateaux calcaires délimités par des falaises, sont parfois entaillés par de profondes vallées appelées gorges. La structure du sous-sol est si poreuse que l’eau s’y infiltre ne laissant aucune rivière se former. Le pastoralisme a, pendant des siècles, façonné de vastes horizons couverts de pelouses steppiques à la valeur paysagère et à la biodiversité indéniables.

Causse Méjean

Vaste zone de plateaux dont l’altitude varie entre 800 et 1100 mètres, les causses reposent sur un socle de roches calcaires sédimentées à l’époque où la mer envahissait la région, voici 200 millions d’années. Entre eux, ils sont séparés par des gorges (Dourbie, Jonte, Tarn), véritables canyons creusées dans l’épais banc calcaire pouvant atteindre 500 mètres de dénivelé dans nos régions. Les parties supérieures sont composées de parois abruptes ponctuées de grottes. Au pied de ces falaises, de gigantesques éboulis s’épandent sur des roches plus tendres. Ils ont parfois été aménagés en terrasses pour les rendre cultivables côté adret (versant exposé au soleil), tandis que les ubacs (versant à l’ombre) sont couverts par la forêt.

Au Moyen-âge (XII siècle), l’ordre religieux des Hospitaliers puis celui des Templiers a investi ces espaces pour, entre autres, développer l’agropastoralisme (économie agricole fondée sur l’élevage extensif liée à des ressources végétales spontanées et à la production de fourrages et de céréales pour compléter l’alimentation du bétail) sur ce territoire à faible potentiel agronomique. Les causses ont alors été aménagés, pâturés et cultivés dans les zones dépressionnaires (dolines). Cités fortifiées, jasses, lavognes (mares au fond pavé, dont l’étanchéité est assurée par une couche d’argile qui permettent d’abreuver les troupeaux), de petits murets de clôture en pierre et caselles (abri du berger) jalonnent tous les causses.

Source : parc-grands-causses.fr